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LUTTE ANTIDOPAGE

Voici une section ouverte à tous, où chacun pourra exprimer ses opinions, et qui a pour but de sensibiliser tout visiteur à l'importance de la lutte contre le dopage.
Vous y trouverez des informations quant au suivi longitudinal mis en place par le ministère, les actions au niveau de la FFTri, ainsi que des propositions pour lutter contre le dopage.
Cette rubrique viendra à s'étoffer prochainement.

Rappelons brièvement que le dopage consiste en l' utilisation illicite d'une substance classée comme dopante.
Le dopage consiste aussi en la pratique de méthodes interdites : dopage sanguin et manipulations pharmacologiques.

 

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Pourquoi faut il lutter contre le dopage ?
Le suivi longitudinal.
Quelques propositions.
Un Plan de lutte.
Quelques remarques.
Les liens utiles.


Pourquoi faut il lutter contre le dopage ?

Consultez le code anti-dopage du mouvement olympique :
http://multimedia.olympic.org/pdf/fr_report_21.pdf


Le suivi longitudinal.

Il a été rendu obligatoire par le ministère de la Jeunesse et des Sports par la loi n°99-112 du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage.
Ce suivi est imposé à tous les sportifs de haut niveau (SHN), quelque soit le sport pratiqué.

Voici les examens obligatoires qui composent le suivi longitudinal :

1. un examen clinique de repos comprenant en particulier :
    - des données anthropométriques
    - un entretien diététique (2 fois par an)
    - une évaluation psychologique
2. un examen biologique (3 fois par an)
3. un examen électrocardiographique de repos
4. un examen dentaire complété d'un examen panoramique radiologique
5. une épreuve fonctionnelle respiratoire comprenant au moins une courbe débit/volume
6. un examen de dépistage des troubles visuels
7. un examen de dépistage des troubles auditifs et vestibulaires
8. une recherche de protéinurie et glycosurie
9. une épreuve d'effort maximal avec profil tensionnel et mesure des échanges gazeux
10. une échocardiographie de repos

 

Quelques propositions.

Envoyer une lettre à l'athlète contrôlé négatif.
Cela paraît idiot, mais ce n'est pas le cas: seul un athlète contrôlé positif en est averti. En fait un athlète sait qu'il a été contrôlé négatif uniquement si il n'en a pas été informé... c'est à dire si au bout de 1 mois environ il n'a pas reçu de courrier du ministère ou de sa fédé... Bête non ? De plus que répondre à quelqu'un qui demande " Et alors le contrôle anti-dopage ? Négatif ?" ? Un athlète sincère, honnête, peut simplement répondre qu'il ne sait pas... Bonjour la crédibilité !! Un simple courrier envoyé à l'athlète contrôlé négatif serait quand même appréciable.
Il semblerait que la FFTri ait accepté cette idée. En effet lors de la réunion pour la lutte contre le dopage, la veille des championnats de France à Autun, j'ai soumis cette idée qui a été bien acceuillie par le comité de lutte contre le dopage. A suivre.

Etablir un bilan public des tests effectués au cours de la saison.
La FFTri pourrait établir à la fin de l'année un bilan qui serait rendu public des contrôles effectués lors de la saison.
Par exemple elle pourrait publier un tableau de tous les SHN, avec les dates, les lieux et les types de contrôles (inopiné, à l'entraînement, en course...), voire indiquer les substances recherchées, et bien sûr le résultat des contrôles.
Ce bilan bien sûr n'a aucune valeur réelle, mais donne déjà une idée du nombre de contrôles et de leur type, de la répartition homme/femme, jeunes/seniors, courte distance/longue distance etc... Il me semble que ce serait un excellent outil consultatif.

Ces 2 précédentes propositions pourront également aider les organisateurs qui ne souhaitent pas verser les primes avant le résultat des contrôles.

Rechercher les substances illicites susceptibles d'être utilisées par les triathlètes.
La prise d'EPO notamment n'est pas recherchée lors des contrôles effectués en triathlon (1 seule recherche l'année dernière sur l'ensemble des contrôles...). Tout ça bien sûr pour des raisons budgétaires... Pourtant le surcoût n'est que d'une centaine d'euros !
A mon avis il serait plus intéressant de rechercher l'EPO plutôt que des cannabinoïdes dans les urines d'un triathlète !

Allonger les durées de suspension.
Combien d'athlètes on été suspendu 1an ou moins et sont revenus après avoir purgé leur peine, en étant au moins aussi fort qu'avant ? Une suspension d'1 an n'a aucun effet dissuasif sur un tricheur. Alors que des suspensions de 5, 10ans, voire la suspension à vie en ferait réfléchir plus d'un…

Des amendes qui financeraient la lutte contre le dopage.
Les athlètes contrôlés positifs se verraient dans l'obligation de payer de lourdes amendes, finançant directement un fond de lutte contre le dopage.

Un Plan de lutte contre le dopage

Voici un plan de lutte contre le dopage plutôt utopique, mais qui a au moins le mérite de faire des propositions.

2005 : après une massive campagne d'information sur les droits et les devoirs des SHN, et un exposé complet et clair du Plan, la FFTri met en place un système de contrôle volontaire. Chaque athlète doit bien comprendre l'intérêt du Plan, et les enjeux.
En parallèle la FFTri durcit les sanctions pour les athlètes contrôlés positifs : allongement des durées de suspension, mise en place d'amendes lourdes aidant à financer le Plan.

Le contrôle volontaire, comme son nom l'indique, repose sur le volontariat de l'athlète. 4 fois dans l'année l'athlète HN qui le souhaite se soumet à un contrôle anti-dopage le plus complet possible : tests urinaires, sanguins, capillaires etc… bref tout ce qui est possible pour détecter le plus grand nombre de substances illicites.
Ces 4 tests seront effectués à des périodes clé de la saison :
mois de janvier en période de volume par exemple,
puis en début de saison (mai),
puis en pleine saison (le lendemain des championnats de France en août par exemple),
et enfin en fin de saison, lors de la coupure (octobre pour schématiser).
L'athlète n'est plus une personne soumise à un contrôle, il devient en réalité l'acteur principal de la lutte contre le dopage. Il se prend en main, n'est plus passif.
La FFTri publie et communique largement sur les athlètes ayant joué le jeu et passé les contrôles. La liste des athlètes propres sont publiées et diffusées.
A partir de là se dégage un groupe d'athlètes jouant le jeu du Plan. Ce groupe exerce de fortes pressions morales sur les athlètes ne le jouant pas. Les dirigeants, les clubs, le public en fait de même. Les clubs jouent un grand rôle, ayant la possibilité d'imposer le Plan à leurs athlètes sous peine de sanctions financières. Les athlètes du Plan demandent des comptes à ceux hors-Plan, font une véritable pression sur eux.

2006 : les pressions exercées sur les athlètes hors-Plan s'amplifient. Certains athlètes hors-Plan arrêtent le triathlon. Certains athlètes auparavant hors-Plan rentrent dans le Plan, sous la pression, et reculent au niveau de leurs performances.

2007 : la FFTri ne retient en équipe de France que les athlètes jouant le jeu du Plan. Elle supprime les aides personnalisées aux athlètes hors-Plan.

2008 : 90% des SHN sont des athlètes du Plan

2009 : l'inscription sur les listes de HN nécessite l'appartenance de l'athlète au Plan

2011 : le dopage en France pour le triathlon n'existe plus parmi l'élite



Quelques remarques.

Présomption d'innocence et versement des primes.
Beaucoup d'athlètes se plaignent de devoir attendre les résultats des contrôles pour obtenir leurs primes, en invoquant le principe de la présomption d'innocence. Mais honnêtement, peut on croire qu'un athlète pris positif et ayant déjà reçu sa prime rendra l'argent à l'organisateur...? Moi je n'y crois pas trop. Alors soyons patients, et attendons sagement le résultat des contrôles (d'où l'importance d'envoyer aux athlètes une lettre quand ils sont négatifs) pour obtenir les primes... en espérant que les organisateurs ne s'oublient pas (volontairement ou non) à ce niveau là !


Liens utiles.

Ministère de la Jeunesse et des Sports
Comité National Olympique et Sportif Français
Le site de la Santé et du Sport
Le portail sur le dopage
Le site de la protection de la santé des sportifs et de la lutte contre le dopage

Liste des médicaments et des substances interdits
vous pouvez faire une recherche par nom de médicament ou par classe dans la base des produits dopants.

ECOUTE DOPAGE : 0.800.15.2000
Afin d'écouter, d'aider et d'orienter tous ceux qui se sentent concernés, le ministère de la Jeunesse et des Sports a créé un numéro vert national gratuit. Les appels anonymes et gratuits sont reçus par une équipe spécialisée en psychologie sportive. Ce numéro est accessible du lundi au vendredi de 8H00 à 12H00 et de 14H00 à 20H00.



Me contacter:

Pierre DOREZ

Bâtiment B Le Connétable n°13
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