23 novembre : enfin qq news
Le magazine "Sporte et Vie" m'a interviewé pour son édition de septembre/octobre (n°98).
Fin octobre a eu lieu la cérémonie de remise de diplôme de l'ESC Montpellier, ce qui a marqué la fin de ma scolarité.
France 3 Région a d'ailleurs réalisé un petit reportage sur les sportifs de haut niveau de Sup de Co Montpellier, durant lequel Cédric Lequéré et moi sommes interviewé. Voici le lien :
http://sud.france3.fr/videojt/
Puis "
12/13 - Midi Pile du Languedoc-Roussillon " puis édition du "Lundi 20 novembre". Le reportage démarre vers 10 minutes et 20 secondes.
Début novembre j'ai participé à la Coupe du Monde de Cancun avec un piètre résultat à la clé : 40ème.
S'en sont suivies 2 semaines de repos complet, et depuis ce lundi je suis de retour à l'entraînement...
De nouvelles images bientôt dans la rubrique "photos". |
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10 octobre : un, dos, tres !
Ce week end je me suis rendu avec Laurent Vidal à Baeza dans le sud de l'Espagne (2300km de voiture dans le w.e. !), pour participer à une manche de la Coupe d'Europe. Cette course servait aussi de support au "Campeonato IbericoAmericano". Il y avait de donc de nombreux triathlètes d'Amérique Centrale et du Sud (Eligio Cervantes, Leonardo Chacon etc...), qui s'ajoutaient aux espagnols (entre autres Xavier Llobet, Raul Cordoba, et Ivan Rana qui finalement le matin de la course n'a pas pris le départ car gastro), aux portugais et autres européens (Dimitri Gaag, Christian Prochnow, Harry Wiltshire...). Dans le clan français on comptait Laurent Vidal, Cyrille Mazure, Benjamin Sanson et moi-même (Bénédicte Meunier chez les filles, termine 9ème). La particularité de ce triathlon, et nous ne nous y attendions pas, est qu'il propose des parcours "monstrueux" !! Tout d'abord une longue natation sans combi, puis 40km de vélo dont 25 en montée (le lac est à 30km de T2, 600m plus bas en altitude), et pour finir 10km de course à pied entièrement sur de vieux pavés, avec multitudes de virages montées et descentes. Bref, le triathlon le plus difficile auquel il m'a été donné de participer.
Je réalise une bonne natation en sortant 11ème de l'eau, moins de 25" derrière Benji aka "the fish", et tout de suite dans le groupe de tête. En vélo sur un parcours qui me convient bien j'étais très à l'aise, et j'ai beaucoup attaqué, notamment avec Benjamin Sanson. Si nous ne parvenons pas à nous échapper, le groupe n'en reste pas moins bien écrémé, et nous ne sommes plus que 8 à arriver à T2, avec une avance de presque 3' sur le 2ème groupe. Pour la càp, opération survie en ce qui me concerne avec des jambes "en vrac". Je m'accroche 4km à Cyrille, puis termine finalement 2ème derrière mon camarade de club. Quelle joie de voir Laurent terminer 3ème, après presque 3 mois d'arrêt à cause d'une mononucléose !!
Un podium franco-français et surtout 100% beauvaisien en Coupe d'Europe, ça fait bien plaisir. D'autant plus que les camarades (hommes et femmes) remportent le même jour la Coupe de France des Clubs à Chateauroux.
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photo bientôt |
10 septembre : désillusions à Hambourg
Ce week end j'étais à Hambourg pour participer à ma 2ème Coupe du Monde de la saison. Il s'agissait indéniablement de la course la plus relevée de l'année après les Championnats du Monde de Lausanne : hormis Don, Johns et Carter, tous les cadors sont là !!
Je réalise une très mauvaise natation. Je me retrouve dans un petit groupe avec notamment Mike Aigroz. Vers le 15ème kilomètre nous réalisons la jonction avec un groupe d'une petite vingtaine d'athlètes. La situation de course est claire : à ce moment il y a un groupe de 50 athlètes devant, puis notre groupe de 25 est à 1'20. Personne n'a l'air décidé à rouler dans notre groupe et nous posons le vélo avec presque 3 minutes de retard sur le 1er pack. Je réalise une bonne course à pied en terminant 1er de mon pack, ce qui est une satifaction à la vue des athlètes présents avec moi : Aigroz, Jaskolka, Jones, Wild, Dehmer, Weimer, Muetshard, Da Silva, qui sont tous d'excellents coureurs à pied. Je termine 48ème, bien au delà de mes espèrances.
A noter l'excellente performance de Tony Moulai qui a réalisé une superbe course à pied, pour terminer 10ème à moins de 20" du podium. Bravo à lui !
nb : le parcours course à pied a été mesuré par les organisateurs à 9,700km. Avec 29'03, Javier Gomez court à plus de 20km/h..! |

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27 août : tri de Frontignan, suite du programme
Aujourd'hui j'ai participé au triathlon de Frontignan, que j'ai remporté devant mes camarades du Pôle France Brice Daubord et Cyril Moreau. Cédric Primault termine 4ème. Je sors de l'eau avec mes 3 collègues et Aurélien Lebrun. Le vent fort a rendu le parcours vélo difficile et j'entame la course à pied avec plus de 1'30 d'avance, ce qui m'a permis de gérer tranquillement. L'épreuve était sympathique et organisée par Steeve Laurent.
Cette semaine j'ai travaillé dur en course à pied, avec un total de 85km : 4 séances, 1 footing, 1 footing + 10 lignes, et un triathlon...
En effet depuis Embrun j'axe mon travail principalement sur la course à pied, et la natation.
Mes prochains objectifs seront la Coupe du Monde de Hambourg le 9 septembre (mais pour le moment je suis en 16ème position sur la waiting list...). J'espère participer la semaine suivante au dernier GP de la saison, à défaut je me rendrai sur la Coupe d'Europe de Kedzierzyn Kozle en Pologne, le même week-end.
Puis au mois d'octobre Coupe de France des clubs (Beauvais alignera une équipe triathlon et une duathlon), puis certainements les Coupes d'Europe de Alanya (Turquie) et Eilat (à voir selon la situation). J'aimerais enfin participer aux 2 dernières Coupes du Monde de la saison : Cancun (Mexique) et New Plymouth (Nouvelle Zélande), au mois de novembre. |
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16 août : retour sur Embrun
Ce week end j'étais à Embrun pour participer à la 4ème manche du GP (distance sprint le dimanche), et assister à l'Embrunman (distance Ironman le mardi 15 août).
Concernant ma course je réalise une bonne natation (je sors environ 15ème de l'eau, 20ème du parc après une transition plus que moyenne), et me retrouve directement dans le pack de tête. Le parcours vélo de 24km est exceptionnellement difficile, et au bout de 3km seulement (soit à peu près à la moitié de la 1ère ascension) nous ne sommes plus que 13 athlètes : notre équipe de Beauvais au complet (soit 5 athlètes !!), Sylvain Dodet (Poissy), Cédric Fleureton et Kris Gemmell (Sartrouville), Will Clarke et Javier Gomez (Mulhouse), Ivan Vassiliev et Yohann Vincent (Les Sables) et Benjamin Pernet (RCF). A cemoment là je pense que nous (Beauvais) allons l'emporter haut la main. Mais sous le coup des multiples accélérations, je commence à craquer et perds le contact. Franky Batelier revient de derrière mais je ne parviens pas à le suivre plus d'une dizaine d'hectomètres. Je ne m'inquiète pas et monte à mon rythme. Boris Dessenoix revient lui aussi sur moi, et cette fois-ci je parviens à le suivre. Nous rattrapons et dépassons quelques athlètes qui décrochent eux aussi du pack de tête. Dans la 2ème ascension nous reprenons Will Clark puis Sylvain Dodet et Daniel Unger, et terminons le vélo à 5, à environ 30 secondes du groupe de tête réduit à 7 unités (Batelier, Gemmell, Fleureton, Mazure, Sudrie, Gomez et Vincent). Très mauvaises sensations à pied et je termine déçu 12ème au final (8ème français).
Le lundi je profite de la journée pour grimper l'Isoard en compagnie de mon frère et son coach Fred ainsi qu'Alex, un jeune triathlète ardéchois.
Mardi jour J pour 911 triathlètes qui s'élancent sur le triathlon le plus dur du monde : l'Embrunman. 4 beauvaisiens et 21 valentinois sont notamment au départ. La journée est longue et très difficile pour tous les athlètes, mais tout ceci m'a (encore !) donné envie de m'aligner au départ de ce triathlon mythique.
Certains rêvent de Hawaii, moi ce serait plutôt Embrun, et j'espère en prendre le départ en 2008 ou 2009.
Bravo à tous les triathlètes qui sont partis de nuit à 6h du matin pour enchaîner 3,8km de natation, 188km de vélo sur les pentes des Alpes et qui ont fini par un marathon des plus difficiles.
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Descente vers le lac |
Course à pied difficile |
30 juillet : retour vainqueur face au cancer
Ce week end je me suis rendu au Danemark à Copenhague pour prendre part à une manche de la Coupe d'Europe. En raison de la tenue d'une Coupe du Monde le même jour à Salford le plateau n'était pas des plus relevés mais de bons athlètes étaient au départ : Rasmus Henning (qui ne pourra pas courir à pied car blessé au pied), les suisses Mike Aigroz et Seb Gacond, l'australien Mitch Dean, beaucoup d'anglais dont Fraser Cartmell, Graham Grady de Nouvelle Zélande. Les français étaient nombreux au départ, avec Yohann Vincent, Pierrick Page, mes camarades du Pôle France Cédric Primault Brice Daubord Julien Coudert et Cyril Moreau, Anthony Pannier, les valentinois Nico Bolon et Fred Dorez (mon frère!) et moi-même.
La course. Après une bonne natation (je sors à 25" de la tête) je reviens vite sur la tête en vélo. Décelant une bonne opportunité pour attaquer, je pars seul au début du 3ème des 8 tours. Au terme d'un contre la montre solitaire de 30km j'entre au parc avec une solide avance de 1'10 sur un groupe de 4 (dont le meilleur coureur me paraissait être Fraser Cartmell) et surtout 2'30 sur le pack principal (incluant tous les autres favoris). J'ai donc pu gérer ma course à pied et m'impose devant Mike Aigroz et Fraser Cartmell.
1 an jour pour jour après ma sortie de l'hopital suite à mon cancer cette victoire avait une saveur particulière... |
1ère victoire sur Coupe d'Europe
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15 juillet : GP de Lorient, 11ème et 5ème français
Hier soir (départ à 20h !) s'est tenue la 3ème manche du Grand Prix, à Lorient. Après m'être fait "piégé" en natation, je me retrouve dans un petit groupe qui roulait aussez fort, composé notamment de Paul Amey, Colin Edwards, Leo Chacon, Bruno Pais, Samuel Pierreclaud, Cyril Moreau, Cédric Amand et Toumy Degham. Lors du 2ème des 3 tours, celui-ci nous fausse compagnie et parvient à rejoindre seul le pack principal. Quant à nous, nous arrivons au parc en accusant un retard de 15/20" sur les 1ers du pack principal, et 30" sur les échappés. Après une bonne course à pied (9ème tps), je remonte de la 27ème à la 11ème place. Avec Stef Poulat 4ème et Sam Pierreclaud 13ème, nous terminons 2ème par équipe, derrière Mulhouse et juste devant Poissy : un seul point nous sépare des pisciacais !!
Mathématiquement, le titre de Champion de France des clubs 2006 reste à la portée des clubs de Beauvais, Mulhouse, Poissy et Sartrouville. Autant dire que la prochaine étape, à Embrun le 15 août, sera déterminante !! Je ferai partie de l'équipe beauvaisienne pour ce triathlon alpestre.
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L'équipe pour le GP de Lorient : Stef Poulat, Stef Bignet, Sylvain Sudrie, Sam Pierreclaud et moi-même. |
Les arrivées au sprint sont devenues choses courantes sur le GP cette année, ça tombe bien j'adore ! |
5 juillet : GP de Beauvais
La semaine dernière j'ai été appelé "à la rescousse" pour remplacer au pied levé Daniel Unger qui ne pouvait pas venir courir le GP de Beauvais.
J'avais à coeur d'effacer ma mauvaise course de Jard sur Mer. Mission presque accomplie en terminant 18ème. J'ai réalisé une natation correcte en sortant 25ème à 20" de la tête, et en me retrouvant tout de suite dans le "main pack". A l'approche de T2 j'ai peiné pour me trouver à l'avant du pack et entre assez loin dans l'aire de transition... Je sors 29ème du parc, à déjà plus de 10" des 1ers athlètes de mon groupe. Du coup je me retrouve plutôt esseulé pour remonter les athlètes. Vers le km 2 je rattrape Sylvain Dodet et nous courons ensuite tout le reste ensemble, il me lache dans les tous derniers mètres. Je réalise le 11ème temps course à pied.
La 12ème place n'est qu'à seulement 10" devant... Un peu rageant mais cette année le niveau sur le GP est si élevé et si dense que la moindre erreur se paie au prix fort (en nombre de place). 18ème et 7ème français, pour vous donner une idée de l'internationalisation du GP français.
Le 14 juillet je serai au départ du GP Lorient et j'espère pouvoir corriger ces erreurs pour aller chercher un Top 10.
29 juin : des news, enfin
Après 2 bonnes perfs sur Coupe d'Europe j'ai enchaîné sur 2 contre-performances, tout d'abord sur le GP de Jard, puis au Championnat de France.
Lors du premier GP j'ai raté le coche en natation, me retrouve dans le 2nd pack et termine finalement 37ème. Lors du Championnat de France j'ai vécu une natation cmme jamais je n'en avais vécu auparavant : gestes antisportifs, athlètes qui coupent les bouées... J'ai bien failli m'arrêter au bout de 600m de course. Je termine la course car ce n'est pas dans mes habitudes d'abandonner.
Le 11 juin j'ai pris le départ de la Coupe du Monde ITU de Richard's Bay, en Afrique du Sud. Après une natation moyenne je parviens à rentrer sur le groupe de tête au bout de 22km, ce qui m'a demandé une belle débauche d'efforts. Puis je n'ai pas fait une course intelligente, en tentant de m'échapper et en roulant souvent devant. J'arrive sur la course à pied très entamé et cours moyennement, je termine 30ème et 2ème français.
Dimanche 25 juin j'ai couru le triathlon du tricastin. Je sors de l'eau dans les pieds du costa-ricain Leonardo Chacon Corrales, et le distance sur la fin du vélo seulement. J'arrive à T2 avec une dizaine secondes d'avance, "Leo" me revient dessus à pied, je reste avec lui puis le lache finalement à 500m de la ligne pour m'imposer.
En ce qui concerne la suite de mon programme, je serai au départ du GP de Beauvais (je remplace Daniel Unger qui est malade) puis de celui de Lorient. A la fin du mois je me rendrai à Copenhague pour une étape de la Coupe d'Europe.
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9 mai : Plus dures seront les chutes / 3ème de la Coupe d'Europe d'Alexandroupolis
Ce week end je me suis rendu en Grèce, pour la 2ème étape de la Coupe d'Europe de Triathlon. La course a eu lieu à Alexandroupolis, dans le Nord-Est du pays, à 45km de la frontière turque.
Le plateau était moins relevé que lors de la 1ère étape à Estoril (POR), à cause de la tenue le même jour d'une étape de la Coupe du Monde (à Mazatlan, MEX).
Pointaient néanmoins au départ la star Javier GOMEZ (Champion du Monde Espoir 2003 / 4ème Champ. du Monde Elite 2004) et des cracks comme Fraser CARTMELL (4ème à Estoril 2 semaines plus tôt, 113ème mondial), Csaba KUTTOR (16ème ranking européen), Daniel TOROK (94ème mondial), Leo FIORELLA (65ème mondial), Frederik VAN LIERDE (21ème européen).
3 français seulement ont fait le déplacement : Franky Batelier (11ème au classement européen), Guillaume Dechavanne (5èmeà Estoril) et moi-même.
Etant donné que j'enchaîne 3 courses de haut niveau en 3 semaines (Coupe d'Europe ce week, Grand Prix de Jard le week end à venir, et Championnat de France la semaine suivante), je m'étais fixé comme objectif de réaliser si possible une course plutôt à l'économie, en tentant de réaliser une bonne natation pour être dans le bon groupe en vélo et attendre la course à pied pour m'exprimer.
Le scénario que je m'étais fixé se déroule plutôt comme prévu : je réalise la natation à la fin d'un gros paquet. Devant 6 nageurs (dont Gomez) se sont échappés. Nous les rattrapons sans problème au 15ème kilomètre, et à partir de ce moment, je me place à l'arrière du groupe et attends venir la course à pied, mon point fort.
Mais à mi-chemin il commence à pleuvoir et la course s'en trouve absoluent chamboulée !! La route qui était très lisse à la base se transforme en une véritable patinoire (cela fait aussi plus de 3 semaines qu'il n'a pas plus et la route est souillée d'huile et de craburant)... 30 secondes qu'il pleut, nous arrivons au demi-tour, et 6 athlètes chutent !
Pour tout le monde le calvaire commence : même en étant prudent il est impossible de ne pas tomber tellement la route est glissante. Certains tombent même en ligne droite !! Les athlètes à terre se relèvent et repartent, notre groupe qui était constitué d'une vingtaine d'unités est alors décimé.
En ce qui me concerne je parviens à éviter la 1ère chute collective. Mais 2km plus tard, dans un virage à angle droit que je passe pourtant à moins de 10km/h, je me retrouve à terre (là aussi nous sommes plusieurs à tomber). Le choc est lourd, ça fait mal mais pas de dégât on se relève et on repart. Bien sûr ceux qui ne sont pas tombés en profitent pour accélérer !!
Pendant presque 5km je roule seul pour tenter de refaire de mon retard, à chaque virage je vois des athlètes tomber. C'est tout bnnnement hallucinant. Enfin je rentre sur un groupe de 4 unités. La prudence est de mise, et même un virage à 30 degrés est abordé à moins de 20km/h. Le stress est total, tous les athlètes sont désarçonnés par la situation. Fraser Cartmell chute une 2ème fois, peste puis abandonne.
Notre petit groupe poursuis tant bien que mal son petit bonhomme de chemin. Dans une longue courbe que nous abordons assez vite, je vois Kjell Verleysen (un athlète belge) s'étaler devant moi à plus de 40km/h, j'essaie de l'éviter et me retrouve directement au tapis ! Je me mets sur le dos et attends que cette glissade sans fin se termine. C'est incroyable comment la route est glissante, et on se croirait sur un toboggan aquatique. Allez je me relève et repars. Au demi-tour suivant je rattrape Franky Batelier qui tombe pour la 3ème fois. Virage suivant c'est Gomez qui chute pour sa 3ème fois lui aussi. C'est l'hécatombe. Devant le suisse Charles RUSTERHOLZ parvient à ne jamais chuter et prend le large, en compagnie de Fred VAN LIERDE (qui aura chuté une seule fois, dès les 1ères gouttes). Franky et moi revenons sur notre compatriote Guillaume (1 chute), en compagnie de 2 hongrois.
C'est marrant après 20km de chutes et de parties roulées en solo, nos 3 français se retrouvent.
Enfin la partie cycliste se termine et nous posons le vélo pour la 5ème place. La tête est à plus de 2'30 (Rusterholz et Van Lierde étaient avec nous au 20ème km et nous posent 2'30 en 20km sur un parcours plat !). Nous partons tous les 3 ensemble, menant à tour de rôle selon les parties que nous affectionnons le plus (les montées et relances pour Franky, le plat pour Guillaume, les descentes pour moi !). Nous rattrapons 2 athlètes intercalés et nous battons à présent pour la dernière place du podium. Guillaume place plusieurs accélérations dans les derniers des 4 tours, et Franky commence à décrocher. Moi je serre les dents, et attends les 500 derniers mètres qui sont mon point fort. C'est bon au 9,5km je suis encore avec Guillaume et profite d'une légère descente pour placer mon attaque. Guillaume s'accroche mais c'est bon j'ai fait le trou, il reste une bonne descente avant l'arrivée plus rien ne peut m'arriver je termine 3ème en signant le meilleur temps course à pied, Guillaume vient en 4 et Franky en 5ème, joli tir groupé des tricolores.
Après la course c'est l'heure des comptes : qui est tombé combien de fois ??! Record pour Costas DONAVAS avec 7 chutes. La moyenne tourne entre 2 et 3 chutes par athlète. A l'opposé, RUSTERHOLZ est le seul à ne pas être tombé et c'est lui qui emporte la course. Frederik VAN LIERDE est 2ème.
Que de souvenirs de cette course irréelle !
Chutes à gogo en vidéo (il vous faut Quicktime pour visionner ces vidéos) :
Toute 1ère chute au demi-tour, cela fait 30" qu'il pleut.
Franky tombe pour la 3ème fois, au rond point.
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Les 3 rescapés français |
Glissade sur le flanc latéral droit |
Glissade sur les fesses |
De retour à l'hotêl |
29 avril : mise à jour carnet d'entraînement
Cela faisait plusieurs mois que je gardais "pour moi" les entraînements que j'ai réalisé. Ils sont désormais en ligne, page entraînement.
25 avril : bond de 280 places au classement mondial
Grâce à mon résultat de ce week end, je gagne 280 places au classement mondial ITU, passant de la 474ème place à la 194ème. Objectif fin d'année : le top 125, qui correspond au critère d'éligibilité aux Jeux Olympiques (critère de la fédération internationale).
N.B. : J'ai ajouté 3 photos d'Estoril à la fin de l'article ci-dessous.
24 avril : 7ème Coupe d'Europe Estoril, bilan mitigé
Bilan mitigé pour mon retour à la compétition après près d'1 an d'absence du circuit triathlètique. En effet je termine 7ème de la première Coupe d'Europe de l'année, qui se tenait à Estoril au Portugal, mais en alternant le mauvais (ma natation) et le très bon (ma partie vélo+càp).
Je réalise une très mauvaise natation en sortant 40ème à environ 1'20 de la tête, mais surtout derrière le gros des troupes.
D'entrée de jeu je mets le turbo en vélo pour tenter de rentrer sur un petit groupe de 5 unités dans lequel se trouve notamment Cédric Déanaz et Brice Daubord, et situé à 25" environ devant moi. Ce sera chose faite après en environ 7km d'intenses efforts solitaires. J'essaie alors de motiver ces athlètes pour essayer de rejoindre le chase pack (environ 20 unités dont les français Page, Batelier, Pernet, Boulc'h, Primault...) qui se trouve à environ 35", et qui lui même est à 30" du lead pack (11 unités dont Gomez, Pais et les français Vincent et Dechavanne). Finalement la jonction est réalisée peu avant la mi-course. Je suis déjà un peu entamé, mais on ne va pas s'arrêter là : tant qu'on est pas sur la tête, on se doit de rouler. Je me place donc directement en tête de ce pack et continue mon travail. Mais personne n'est bien motivé pour rouler. Comme bien souvent... Nombreux sont les athlètes qui se satisfont de leur présence dans ce 2nd pack, et ne veulent pas prendre leurs responsabilités en préférant attendre la course à pied. Quitte à poser le vélo à 3 minutes de la tête et se battre pour "la meilleure place du pack". Les français de ce groupe avaient bien tenté des choses, mais ils ont été visiblement démotivés par l'attitude peu glorieuse d'autres concurrents. Voyant que peu sont près à faire des efforts pour rentrer sur le lead pack qui se trouve maintenant à environ 1'40, je tente de partir seul, mais sans succès. Je retente alors une autre fois avec d'autres athlètes, puis encore avec d'autres... mais rien à faire. Ceux qui ne veulent pas rouler trouvent soudainement les ressources aller chercher un athlète qui part, puis stoppent leurs efforts. Dépité, je me dis alors que la seule solution est de jouer à leur propre jeu et de les battre à pied (ou du moins tenter !) et me place à l'arrière du pack. Mais quelques km plus loin Cédric Déanaz me motive pour tenter une nouvelle échappée... Allez on se lance ! Mais infructueuse une nouvelle fois... Je retente seul. Encore raté ! Puis un autre athlète essaie à son tour. Raté aussi ! Puis le belge Van Lierde tente sa chance, je sens que ça commence à fatiguer un peu, j'y vais, suivi de Franky Batelier. Ah !!! Enfin ! Nous prenons quelques dizaines de mètres au pack. Demi-tour, un hongrois parvient à nous rejoindre, grosse grosse relance et nous réussissons à partir définitivement. Bien joué, sauf qu'il ne reste que 7km à parcourir et nous avons 2' de retard sur le lead pack (avec 11 unités !!). Quel plaisir d'être avec des gens qui savent rouler et qui ne jouent pas au renard !! Autant vous dire que ça peut aller vite : en 7km à peine nous reprenons 30" au lead pack et distançons "notre" pack de presque 40" (avec 2 français intercalés, puisque Boulc'h et Primault réussissent aussi à s'extraire dans le dernier tour) !!
Nous posons donc le vélo pour la 12ème place à 1'30 des cracks Javier Gomez et Bruno Pais, mais aussi des français Dechavanne et Vincent, tous 2 auteurs d'une très belle natation. En ce qui me concerne j'ai "les cannes en vrac" (!!) et redoute la course à pied, mais "qui vivra verra !". Franky Batelier s'élance en tête et j'ai du mal à suivre son rythme : pendant 2km je suis à 20m derrière environ. Je cours avec les forces qui me restent et ce n'est pas si mal que ça. Je reprends et passe Franky, et commence à reprendre beaucoup de temps aux moins bons coureurs du lead pack. A mi-course j'entre enfin dans le top 10 en rattrapant les derniers du 1er pack. C'est de plus en plus dur, mais je reste concentré, en repensant aux moments passés à l'hopital l'année dernière je trouve les ressources mentales pour continuer malgré tout. Dans les 2 derniers kilomètres je double le portugais Marques, le hongrois Kuttor et le belge Zeebroek pour finalement terminer 7ème.
Résultats :
| 1 |
Gomez |
Javier |
ESP |
01:50:45 |
00:17:47 |
00:00:39 |
01:00:16 |
00:00:25 |
00:31:35 |
| 2 |
Pais |
Bruno |
POR |
01:51:03 |
00:17:56 |
00:00:33 |
01:00:13 |
00:00:23 |
00:31:55 |
| 3 |
Freeman |
Oliver |
GBR |
01:51:09 |
00:17:51 |
00:00:39 |
01:00:11 |
00:00:24 |
00:32:01 |
| 4 |
Cartmell |
Fraser |
GBR |
01:52:25 |
00:18:03 |
00:00:40 |
00:59:57 |
00:00:25 |
00:33:17 |
| 5 |
Dechavanne |
Guillaume |
FRA |
01:52:39 |
00:17:50 |
00:00:36 |
01:00:16 |
00:00:26 |
00:33:28 |
| 6 |
Alonso |
Clemente |
ESP |
01:53:01 |
00:18:06 |
00:00:37 |
01:00:04 |
00:00:30 |
00:33:42 |
| 7 |
Dorez |
Pierre |
FRA |
01:53:10 |
00:19:05 |
00:00:41 |
01:00:24 |
00:00:26 |
00:32:31 |
| 8 |
Zeebbroek |
Axel |
BEL |
01:53:21 |
00:17:54 |
00:00:38 |
01:00:02 |
00:00:37 |
00:34:07 |
| 9 |
Marques |
Duarte |
POR |
01:53:26 |
00:17:46 |
00:00:37 |
01:00:23 |
00:00:26 |
00:34:13 |
| 10 |
Batelier |
Franky |
FRA |
01:53:34 |
00:18:36 |
00:00:37 |
01:00:56 |
00:00:25 |
00:32:58 |
|
Bilan mitigé c'est vrai... mais je ne vais pas faire la fine bouche : lorsque j'étais malade je ne savais pas si je pourrai recourir, ce fut donc un réel plaisir de me retrouver au départ d'un triathlon de niveau international, avec un plus les moyens de pouvoir "me défendre" honnêtement.
Je suis avant tout satisfait de mon attitude de course : je suis resté mobilisé tout au long de la course, en mettant "du coeur à l'ouvrage". Je me savais costaud en vélo à l'entraînement, j'en ai fait la preuve en course. Je suis également satisfait de la course à pied que j'ai produite, en regard des efforts en vélo que j'ai déployé. Je pense que j'aurai pu courir sans problème pour le podium si j'avais bien nagé. Mais avec un "si" tout est facile et le secteur où il faut que je travaille énormément, c'est ma natation. Il faut que je sois en mesure de nager en triathlon aussi bien que je suis capable de le faire en piscine. A Estoril, tous les athlètes qui nagent à peu près comme moi en piscine sont sortis entre 30 et 50 secondes devant moi... J'espère pouvoir trouver les clés qui me permettront de nager ne serait-ce qu'à mon niveau en eaux libres. Une fois ce soucis réglé, je serai en mesure de réaliser de très belles courses.
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Nous avons bénéficié de bonnes conditions climatiques : océan calme mais froid (15°), température ambiante environ 20°, vent modéré |
Après un parcours vélo ni dur ni facile, mais assez usant, la course à pied est plutôt difficile, avec une succession de montées et descente dans le parc qui se situe entre le casino et la plage |
A l'aéroport de Lisboa, avion en retard et athlètes fatigués (de d. à g. Brice, Bertrand et moi-même) |
20 avril : début de saison ce week end
Cela fait une éternité que je n'ai pas donné signe de vie ! J'ai été et suis très occupé depuis fin février avec un emploi du temps scolaire assez chargé, ce qui ajouté aux contraintes (mais aussi plaisirs !) de l'entraînement ont fait que je n'ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à mon site.
Jusqu'à présent j'ai réalisé une bonne préparation. En course à pied j'ai longtemps eu peur de ne pas retrouver mon niveau d'avant ma maladie. J'avoue même avoir beaucoup douté, au gré des tests qui n'étaient pas très concluants : notamment un 16'24 sur un 5000m, un test de temps de soutien de 95% de la VAM pas très glorieux, un 31'58 au 10kil officiel de Béziers bien loin de mon record (30'42) sur ce même parcours. Les séances de piste ne m'ont non plus pas apporté le plaisir et la vitesse qui m'étaient usuels auparavant. Mais depuis 4 semaines environ tout va mieux, je pense à nouveau être capable de courir rapidement. En vélo je n'ai pas beaucoup roulé (3 sorties pour 185km en moyenne, par semaine), mais de façon régulière et depuis la mi-octobre ce qui me permet d'évoluer à un bon niveau. Enfin en natation mon stage à Font Romeu m'avait permis de passer un cap, mais je n'ai pas réussi à maintenir le niveau de performance que j'avais atteint.
Début donc de la saison ce week end à Estoril (Portugal) sur la 1ère étape de la Coupe d'Europe. Hormis Javier Gomez pas de pointures internationales, mais la start-list présente un nombre conséquent d'athlètes de très bon niveau national/européen (Pais, Zeebroek, Tovar, Van Lierde, Freeman ainsi que tous les français).
Ce triathlon sera très spécial pour moi : la rage de bien faire et le bonheur simple d'être au départ d'une course cohabitent en moi. J'espère pouvoir concilier les 2 pour réaliser la course qui saura me satisfaire.
A noter que l'organisation a prévu un live timing & broadcast : vous pourrez donc suivre en direct la course (à priori sur www.triathlon.org) avec tous les chronos (sortie de l'eau, 8 tours en vélo, 4 tours à pied, soit un suivi des positions toutes les 7/8 minutes environ dès la fin de la natation) ainsi que des photos. Départ 10h30 heure française pour la course des hommes (8h15 pour les femmes).
30 janvier : de bien belles courbes...
Intéressantes ces courbes obtenues grâce au logiciel Polar Precision Performance ! On notera que je suis monté plus haut en pulsations sur le test de temps de soutien que sur le test Vaussena (qui doit déterminer la VO2max). J'ai hâte d'avoir plus d'explications de la part des chercheurs et des entraîneurs.
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Test Vaussenat |
Sur la piste indoor de 200m, lors du test de temps de soutien |
Test temps de soutien |
29 janvier : test et re-test
Le Pôle France Montpellier a organisé avec des chercheurs de l'INSEP des tests course à pied. Vendredi nous avons effectué un test Vaussenat, le principe :
3' à 12km/h, 30" de récup', 3' à 14km/h, 30" de récup', 3' à 16km/h, 30" de récup', puis on continue sur le même schéma mais km/h par km/h. J'ai terminé le palier 21km/h, tenté de partir sur le 22, mais j'étais cuit !! J'ai atteint ma VO2max (75) à 20km/h. Je pensais faire un peu mieux, sachant que ma meilleure perf' sur ce test est 1'45 à 22km/h (mais avec des récup' de 1' en lieu et place des 30"). Ce test a été réalisé sur une piste de 400m, à l'EAI, avec un K4 (mesure en direct des échanges gazeux), prise de lactates après chaque palier, et système "optojump" à chaque 200m (pour mesurer longueur de foulée, temps de vol, etc...).
Dimanche, direction piste indoor de Veyrassi. 200m, virages relevés, on se croirait aux Milrose Games !! Le test qu'on nous propose est un temps de soutien de 95% de VE/VO2 (ce qui fait pour moi 3'09 au kilo). A première vue, tous les athlètes pensaient pouvoir courir assez longtemps (càd au moins 25') à cette allure... Mais il en a été tout autrement !! Nous avons tenu de 7' à 13' (pour les hommes) à 95% de notre vitesse atteinte à VO2max. En ce qui me concerne j'ai fait 4000 et quelques mètres, 12'45. En plus du K4, de la prise de lactates, du système "optojump", les chercheurs avaient à leur disposition des caméras "haute vitesse" qui (avec des capteurs disposés sur notre corps) permettent de reproduire par ordinateur tous les mouvements de nos segments. Enfin, la piste dispose de plateforme de forces qui mesurent la puissance des appuis au sol, longueur de la foulée, temps de vol etc...
Dernier test semaine prochaine : un 5000m meilleure performance possible. Commpte tenu de la diificulté de courir seul sur cette piste de 200m avec la panoplie de capteurs en tous genres, je viserai un chrono vers les 15'30.
28 janvier : bilan du stage à Font Romeu
J'ai effectué un bon travail lors mon stage en altitude à Font Romeu. Voici quelques chiffres :
| 13 jours |
Natation |
Vélo |
CàP |
PPG + Ski de Fond |
TOTAL |
| Nb de séances |
20 |
6 |
12 |
4 + 4 |
51 séances |
| Km total |
96,1 |
195 |
107,5 |
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| Total heures |
28h35 |
6h35 |
10h15 |
10h35 |
57h |
Le stage aura duré 13 jours, soit une moyenne de 4h25 d'entraînement par jour en 3,9 séances.
19 janvier : cahier d'entraînement vierge
Dans la section entraînement j'ai remplacé le cahier d'entraînement vierge par une version 2006 corrigée des erreurs de formules (il y avait notamment une erreur dans les cellules J43 et K43), et améliorée (par exemple ajout d'un graphique volume hebdo, format de cellule amélioré).
Vous trouverez également des explications en image pour remplir le carnet. Enfin j'ai expliqué en détails les différentes allures que j'utilise.
>> Cliquez ici pour accéder à la page entraînement. 
18 janvier : entraînements penta-quotidien ?!
L'entraînement intensif suit son cours à Font Romeu. Aujourd'hui (mercredi, 5ème jour) fut une grosse grosse journée. En voici le contenu :
8h30 natation all.1 et 2, 6000m en 1h50 enchaîné avec 25' de gainage
13h45 ski de fond 1h35
15h45 course à pied 45' séance all.2
17h30 mini PPG axée natation 25'
18h natation all.1 propulsion et vitesse 1h
soit une belle journée à 6h10...
En ce qui concerne la journée de mardi, 4ème jour :
8h30 natation all.2+ 1h35 5000m
11h course à pied footing 40' + 4 LD
14h30 ski de fond 1h40
18h natation all.1 technique 1h 3500m
Et lundi (3ème jour) :
8h30 PPG/muscu 1h
14h ski de fond 1h40
18h natation all.1 et 2- 6100 en 1h45
Toujours dans la bonne ambiance. Mardi nous avons fêté les 30 ans de notre camarade Tony Moulai.
15 janvier : Stage à Font Romeu - day 2
Toujours sous le soleil, aujourd'hui fut une belle journée :
8h30 natation : 5300m all.1 et un peu d'all.2, 1h35
11h càp : footing 45' + 4LD
15h15 vélo : 1h de home trainer, technique de pédalage
17h natation : 3300m all.1 technique 1h05
18h15 sauna
21h45 kiné
Les conditions sont idéales, tant au niveau météo qu'au niveau des installations, avec en prime une très bonne ambiance.
14 janvier : Stage à Font Romeu - day 1
Voilà je suis arrivé hier soir au Centre National d'Entraînement en Altitude de Font Romeu, dans les Pyrénées.
J'ai retrouvé ici une partie des athlètes du Groupe Olympique (Julie Gigault, Fred Belaubre, David Hauss et Tony Moulai), nous sommes encadrés par Philippe Fattori, et Jean Romain le kiné est là pour les soins. Sont également présents Benjamin Pernet, Stéphane Valenti et Estelle Patou, ainsi que quelques athlètes de Boulouris.
La première journée a pour le moins été chargée :
8h petit déjeuner
9h course à pied footing all.1 de 30'
10h natation : 5000m en 1h35, all.1
12h déjeuner
13h rdv kiné
14h15 ski de fond : 1h50, 28km
17h course à pied : séance technique
18h30 jacuzzi pour la récupération
19h diner
20h réunion de travail
Je suis déjà rudement éprouvé par cette journée, mais l'âpreté des efforts en altitude n'a d'égale que la magnificience des paysages, ce qui donne bien du coeur pour aller s'entraîner.
6 janvier : stage à Font Romeu / tests càp
Vendredi prochain je me rendrai à Font Romeu pour 2 semaines de stage avec la Préparation Olympique. Au menu un gros travail natation (2 séances quotidiennes), du ski de fond, de la course à pied (si routes et piste dégagées) et un peu de home trainer.
Puis dès mon retour, une batterie de tests en course à pied m'attendent : un test Vaussenat pour déterminer la VAM (le vendredi 27 janvier), puis un test de temps de soutien de la VAM (il s'agit de courir à 98% de sa VAM sur la plus grande distance possible - dimanche 29 janvier) et enfin un 5000m meilleure performance possible (date à déterminer dans la semaine). Ces tests seront effectués sur une piste couverte de 200m disposant de plateformes de force, et avec un K4. Une foultitude de paramètres physiologiques et techniques pourront être mesurés. De précieuses indications pour l'orientation de mon entraînement en càp.
2 janvier : le point sur la reprise
Depuis ma reprise effective de l'entraînement le 17 octobre dernier, j'ai déjà réalisé un bon travail foncier, portant mes semaines de travail progressivement jusqu'à 17 entraînements hebdo pour 26h05.
J'ai tout d'abord réalisé un cycle de reprise progressive de l'entraînement de 4 semaines (+ 1 semaine de récupération), basé sur du travail en all.1, de technique, et de vitesse.
Puis dans le cycle suivant de 2+1 semaines, du travail d'allure 2- en course à pied a été introduit.
Enfin, dans le cycle qui vient de s'achever de 2 semaines + 1 semaine de récupération complète, du travail préparatif à la VMA a été introduit, avec un bon développement de l'all.2-, toujours en course à pied.
En natation nous n'avons pas fait de travail de développement physiologique proprement dit, mais les séances basées sur les notions de propulsion et de fréquence sont parfois assez éprouvantes physiologiquement (en plus de la fatigue nerveuse due au niveau de concentration et d'application).
Je suis très satisfait du travail que j'ai fourni sur cette période. En course à pied je commence à retrouver de bonnes sensations, en vélo j'ai déjà accumulé près de 2000km, et en natation j'évolue à mon meilleur niveau. En effet lors des interclubs (petit bassin donc) j'ai réalisé 57"1 au 100m nl dans le relais (record 56"4), et 2'04 au 200 nl en individuel (passage 1'01). Enfin lors d'un test du Pôle France sur 2000m (grand bassin), j'ai réalisé 24'51 (ancien record 25'02 en janvier 2003). Tout ceci avec aucun travail de développement physiologique.
Cliquez ici pour télécharger mon cahier d'entraînement complet.
Niveau santé aucune blessure ou petit pépin à signaler.
Tout ceci est donc très encourageant pour la suite. Voici un graphique qui met bien en valeur la progressivité du volume hebdomadaire de travail, ainsi que les phases de récupération :

2 janvier : mise à jour
Mise à jour de la page portait/performances.
13 novembre : listes sportifs HN
Depuis quelques jours, les listes des sportifs de haut niveau sont disponibles sur le site du Ministère Jeunesse et Sports.
http://www.inet.jeunesse-sports.gouv.fr/shn/ListeFiches.asp?SpId=0&First=-1
En ce qui me concerne je bénéficie, du fait de ma maladie, d'une disposition spéciale du Ministère qui permet de créer un quota supplémentaire : cela crée une place en plus pour le triathlon, et je suis maintenu sur les listes.
Consternation par contre en remarquant que mon frère Frédéric n'a pas été inscrit sur cette liste ! Avec un podium au Championnat de France Junior et une sélection en Equipe de France (pour le Champ. d'Europe), je ne comprends pas comment il peut en aller autrement. D'ailleurs, cela doit être la première fois de l'histoire de la FFTri qu'un jeune qui réalise un podium au Champ. de France n'est pas retenu sur les listes HN de l'année qui suit. J'imagine combien doit être grande sa déception, sachant que le statut de sportif de HN apporte de nombreux avantages : possibilité d'aménagements horaires en ce qui concerne la scolarité, nombreuses dérogations pour les concours, possibilités de bourses, suivi médical, aides personnalisées de la fédération etc... Obtenir ce statut est encore plus appréciable lorsque on ne fait pas partie d'un pôle fédéral d'entraînement et qu'on mène un sérieux double-projet études+sport de HN.
26 octobre : Cap sur 2006
S42 sera marquée par la reprise "sérieuse" de l'entraînement. Aujourd'hui ma maladie est derrière moi, et armé d'un mental de fer et d'une motivation décuplée j'espère revenir au plus haut niveau en 2006.
Il me faudra tout d'abord effectuer un travail foncier important. En effet après l'opération j'ai dû couper totalement pendant 3 semaines. Puis j'ai repris tout doucement l'entraînement tout en commençant la radiothérapie, qui a duré presque 3 autres semaines. Enfin, pendant 6 semaines, j'ai récupéré doucement psychologiquement et physiquement de cet épisode. Cela représente donc 12 semaines de coupure ou quasi-coupure, soit un gros volume de travail qui a été "perdu". J'ai jusqu'au moi de Janvier pour travailler long en allure 1.
Ensuite, je pourrai "enclencher" les vitesses et travailler plus vite, en vue du 1er gros objectif de la saison 2006 : le Championnat de France, à Rennes le 24 mai.